çà devait arriver...Toute la presse s'indigne aujourd'hui du traitement infligé à l'ours Palouma récemment réintroduit dans les Pyrénées et retrouvé démembré au fond d'un ravin. Le pauvre animal, surmontant une douleur intolérable mais soucieux que la justice des hommes fasse son travail, avait trouvé le courage de désigner sa meurtrière en écrivant son nom avec ses propres os broyés (ci-après la reconstitution faîte par les enquêteurs) :
Le crime est signé ! Dolly, c'est bien elle, la fameuse brebis britannique clonée en 1997 au sujet de laquelle des esprits éclairés tiraient déjà la sonnette d'alarme, à défaut de lait. Reconvertie en tueuse à gages, on la savait dans le coin, rien qu'à voir la hausse des prix de l'immobilier en montagne. Manifestement engagée par des ovins mécontents qui avaient mis un contrat sur l'ours, elle a opéré comme d'habitude, en lui brisant les pattes, pour l'exemple. Mais l'avertissement a mal tourné et le plantigrade est mort. Reçu à l'institut médico-légal de Lannemezan où Nana Mouskouri entonnait "La Palouma" en mémoire de l'ours disparu, le ministre de l'Intérieur a déclaré qu'en l'absence d'inscription dans un établissement scolaire, la brebis serait immédiatement déportée chez Raël dès son arrestation, pour déclonage et mise en gigot. Il en a profité pour éreinter un peu plus les incapables du gouvernement en visant la ministre de l'environnement, à l'origine de la réintroduction des ours : "si elle est pas foutue de protéger les grizzlys slovènes contre des brebis clonées, on peut toujours lui faire réintroduire des caniches place Beauvau". Dont acte.









